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reportage à Scy-Chazelles
le 9 mai 2005 (2)
 

Homélie de Mgr Raffin, le 9 mai 2005, l'occasion du 55ème anniversaire du 9 mai 1950, à Scy-Chazelles :

Plus de cinquante ans de paix !

La plupart des observateurs le reconnaissent, le 9 mai 1950, notre compatriote Robert Schuman a posé un acte véritablement prophétique, cinq ans seulement après la fin de la plus sanglante des guerres.

« La paix mondiale, disait-il alors, ne saurait être sauvegardée, sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent. La contribution qu’une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques… ».

Puis il évoque la méthode de la construction communautaire :

« L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble. Elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait ».

Et le texte en vient à la pierre angulaire de l’initiative :

« Le rassemblement des nations européennes exige que l’opposition séculaire de la France et de l’Allemagne soit éliminée ; l’action entreprise doit toucher au premier chef la France et l’Allemagne ».

Pour atteindre ce but : « Le gouvernement français propose de placer l’ensemble de la production de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d’Europe.

La mise en commun des productions de charbon et d’acier assurera immédiatement l’établissement de bases communes de développement économique, première étape de la Fédération européenne ; elle changera le destin de ces régions longtemps vouées à la fabrication des armes de guerre dont elles ont été les plus constantes victimes.

La solidarité de production qui sera ainsi nouée manifestera que toute guerre entre la France et l’Allemagne devient non seulement impensable, mais matériellement impossible ».

La presse salue aussitôt cette déclaration comme un geste politique d’une importance exceptionnelle, révolutionnaire même aux dires de certains. Ce projet, Robert Schuman le nourrissait en lui depuis longtemps. Entre 1941 et 1943, il avait évoqué, à plusieurs reprises, devant des interlocuteurs stupéfaits, la nécessité de construire au lendemain de la guerre une réalité politique nouvelle qui lierait les nations européennes par leurs intérêts et non plus seulement par des paroles et des pactes. La France et l’Allemagne, affirmait-il, devraient en être les moteurs. Ainsi, à un moment où les armées nazies écrasaient encore l’Europe par leurs invasions en série, Robert Schuman portait déjà en lui l’image d’une Europe réconciliée et communautaire.

Où en sommes-nous cinquante-cinq ans plus tard, dans une Europe de vingt-cinq pays, alors que le traité établissant une constitution pour l’Europe va être soumis au référendum ?

Reconnaissons tout d’abord, et nous sommes bien placés pour le dire, que l’acte européen du 9 mai 1950 nous a valu plus de cinquante ans de paix et la spectaculaire réconciliation franco-allemande. Quelle joie de constater par exemple que, de part et d’autre de la frontière, les jeunes allemands et les jeunes lorrains qui n’ont pas connu la guerre fraternisent au sein d’Euregio et participeront ensemble aux prochaines JMJ de Cologne !

Certes, la construction de l’Europe est encore inachevée. Certains redoutent qu’elle dévie dans un libéralisme économique qui ne fasse pas suffisamment leur place aux plus petits et aux plus pauvres, qu’elle laisse sur le chemin de nombreux hommes et femmes. D’autres craignent qu’elle ne place pas assez la personne au cœur de ses actions et qu’elle ne promeuve pas suffisamment les valeurs indivisibles et universelles de dignité humaine, de liberté, d’égalité et de solidarité. A chacun d’examiner avec soin le texte qui sera soumis à référendum à la fin de ce mois pour vérifier si ces craintes sont réellement fondées.

L’Eglise catholique pour sa part a toujours soutenu la construction de l’Europe. Le défunt pape Jean-Paul II s’y est clairement engagé convoquant à cet effet deux Synodes. En rappelant dans l’Exhortation apostolique Ecclesia in Europa les racines chrétiennes de l’Europe, Jean-Paul II n’entendait pas imposer à l’Europe un modèle chrétien, mais simplement rappeler l’histoire et inviter les chrétiens à apporter leur contribution à l’œuvre commune, persuadé que le christianisme peut apporter son concours à la promotion des valeurs et notamment de la personne. Ce fut là indiscutablement l’engagement de Robert Schuman.

En faisant mémoire dans l’eucharistie de son initiative d’il y a cinquante cinq ans, prions pour que tous les citoyens de l’Europe des vingt-cinq ans travaillent avec intelligence et souci du bien commun à l’achèvement de la construction pour que tous les électeurs de France répondent au référendum avec sagesse et prudence.

fr. Pierre RAFFIN, o.p.
évêque de Metz

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Une équipe d'organisation s'est mise en route pour fêter le 60ème anniversaire de la Déclaration de Robert SCHUMAN, datée du 9 mai 1950, considérée comme l'acte fondateur de l'Europe.
Un des concepteurs de ce site internet fait parti de l'organisation : il sagit du Père Cédric BURGUN.

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