en construction !

en construction !

en construction !

 
  SA VIE > enfance | études de droit | avocat | engagements | en politique | retraite
 
 
 

 

 

 

 

 

le jeune homme engagé
 

A Bonn, lors de ses études de droit, il rejoint l’Unitas. C’est une corporation estudiantine qui affirme son attachement inconditionnel à l’Eglise catholique. Créée par des étudiants en théologie elle s’étendra aux autres étudiants. Ses membres reçoivent une importante formation doctrinale et se distinguent par leur prise de distance vis-à-vis de la montée du nationalisme. Une délégation de cette corporation sera présente aux funérailles de Robert Schuman en 1963.

A partir de 1910, il devient membre de la Görres-Gesellschaft, une société d’érudits catholiques intéressés par l’histoire. Il adhère en 1912 à l’Union pour l’étude du droit des gens d’après les principes chrétiens, qui œuvre pour le respect du droit des personnes et des communautés dans la construction de la paix entre les nations. L’idéal de cette société sera anéanti par les tumultes de la première guerre mondiale.

C’est en 1912 que le jeune avocat de 26 ans rencontre pour la première fois Mgr Benzler. Ils s’apprécient beaucoup, d’autant que l’évêque allemand respecte le sentiment patriotique des lorrains et ira jusqu’à le protéger (ce qui lui sera reproché par ses compatriotes). Le prélat l’intègre dans le groupe des responsables diocésains laïcs et le met à la tête d’une organisation créée tout exprès pour lui : la Fédération diocésaine des Groupements de Jeunesse (FDGJ). Cet engagement le met en contact avec les responsables des 4 000 jeunes lorrains engagés dans la vie locale de l’église. L’activité de la FDGJ est interrompue après deux ans, par la guerre. C’est à cette époque que Mgr Benzler pousse Robert à approfondir la pensée thomiste.

En août 1913 se déroule à Metz le Katholikentag. Ce rassemblement national des catholiques allemands, réunit tous les deux ans une dizaine de millier de responsables, laïcs et clercs, autour de leurs évêques. On y retrouva entre autres les députés du Zentrum. Ces congrès ont permis l’émergence de la doctrine sociale de l’Eglise dans l’Allemagne du début de XXème siècle. C’est la deuxième participation de Robert au Katholikentag, après Strasbourg en 1905, mais cette fois il y est deuxième secrétaire. Le 19 août 1913, dans le cahier supplément de l’hebdomadaire La Croix de Lorraine, on retrouve un compte rendu de l’assemblé de l’Union Populaire Catholique Lorraine, au cours de laquelle Robert Schuman s’est exprimé sur le Katholikentag. Le Père Collin, rédacteur en chef du journal, écrit :

l’Orateur appuie au début sur la nécessité de la formation intellectuelle du peuple, exigée de nos jours surtout où règne la concurrence excessive et l’égoïsme brutal. Si notre conscience chrétienne nous impose pas contre la loyauté dans toutes nos actions, nous devons par un surcroît d’efforts et de clairvoyance compenser ce qui nous manque de liberté. Il faut que l’ouvrier et tout travailleur luttant durement pour l’existence, soient préservés de l’abrutissement et du désespoir. Pour cela, comprendre le pourquoi de la situation si difficile et chercher les remèdes qui sont à sa portée. En cela, se préserver du radicalisme, des doctrines sophistiques qui ne font l’affaire que de quelques ambitieux ; mais par une critique raisonnable et raisonnée contribuer aux réformes nécessaires. L’instruction proportionnelle d’abord, connaissance des institutions sociales et politiques ensuite, pour que l’on sache en faire usage convenable. Comment ? Par la lecture d’un bon journal, d’un livre, d’une brochure (bulletin de l’Union Populaire), bibliothèque paroissiale, publication de la bonne presse ; surtout par la parole parlée, qui nous secoue de notre torpeur, les conférences de l’Union Populaire. Enfin ayons conscience de notre mission d’apôtre : propager nos idées auprès de ceux sur lesquels nous avons quelque autorité ou quelque influence. Prendre à cœur l’éducation religieuse de nos enfants. L’orateur termine en décrivant le congrès comme une manifestation de la pensée catholique et il demande à chacun d’y prendre la plus grande part possible ; notre responsabilité nous y engage, notre devoir d’apôtre nous le commande.

par C.K.


haut de page

accueil \ sa vie \ engagements

   

infos
 

En 2013, le 50e anniversaire du 'dies natalis' de Robert Schuman,  offre à l'Institut Saint-Benoît l'opportunité exceptionnelle d'organiser,  avec le soutien de l'évêque de Metz, au cours de l'Année Robert Schuman, de septembre 2012 à septembre 2013,

 Trois journées, du vendredi 6 au dimanche 8 septembre 2013.

 

photo
   

infos site
 


Traductions : elles arrivent ! Si vous souhaitez être informé, cliquez ici.

signez notre Livre d'Or !


 

médias
 

Cliquez sur l'icône de votre choix :

frise historique
album photos
bibliographie
 


© www.robert-schuman.com - m.à.j. avril 2009
plan du site | webmaster | mentions légales | livre d'or | recherche avancée