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l'homme politique
 
La vie sans responsabilité politique est certes plus facile, surtout dans le désarroi actuel. Mais nul n'a le droit de se dérober, moins que jamais. Ma santé est bonne, malgré des accès de lassitude qui ne sont pas toujours suffisamment expliqués par l'effort que je fais. Mais j'espère pouvoir faire face à toutes les exigences raisonnables. Je m'en remets pour cela à la Providence.

Au lendemain de la libération de Metz, le 19 novembre 1944, des milliers de mosellans réfugiés, expulsés, déportés, malgré-nous, reviennent au pays natal. Démunis de tout, il s'agit de pourvoir rapidement au nécessaire : c'est ce que Robert Schuman fait en participant à la création d'un Comité de coordination des oeuvres d'entraide. Il réalise ainsi en quelque sorte ce que son poste de sous-Secrétaire d'Etat pour les réfugiés pour quarante jours à partir de mai 1940 ne lui permit pas de mettre en oeuvre avant guerre ; reconduit dans ses fonctions le 16 juin dans le gouvernement Pétain sans avoir été consulté, Robert Schuman démissionna deux jours plus tard. Mais à la fin de la guerre, à l'heure de la chasse aux sorcières où l'épuration fait rage dans la population, les détracteurs de Robert Schuman n'ont aucun mal à le faire déclarer "indigne et inéligible". Pourtant l'ancien député de la Moselle ne se laisse pas impressionné par cette injustice, convaincu de servir par son engagement le bien commun de son peuple. Du coup avant même d'être relevé de son inéligibilité il fonde avec son ami Robert Sérot, le Rassemblement Démocratique en Moselle (RDM).

 Sans le soutien d'un parti puissant et organisé, un homme politique se trouve désarmé.

Pourquoi fonder un parti politique local, alors que le Parti Démocratique Populaire créé en 1924 et auquel Robert Schuman a appartenu avant guerre, vient de renaître sous le nom de Mouvement Républicain Populaire (MRP). Apparemment pas pour des questions politiques, mais plutôt par la claire vision qu'au sein même de ce parti on cherche à le "neutraliser". C'est par la rencontre de René Lejeune, tout jeune délégué MRP de 22 ans, que le destin politique de Robert Schuman va prendre de l'envergure, comme le dira Alain Poher : «  si Robert Schuman n'avait pas rencontré René Lejeune en 1944, sa vie politique aurait pris une autre tournure  ». Car c'est un grand homme que René Lejeune a conscience de rencontrer lorsqu'il vient lui proposer d'adhérer au MRP ; et c'est cette conviction qui poussera R. Lejeune à désobéir aux ordres de Paris pour constituer une liste commune RDM-MRP aux élections de l'Assemblée constituante d'octobre 1945 : Robert Schuman, tête de liste, et ses co-listiers MRP remportent 4 sièges sur 7. Cette élection ouvre à nouveau les portes du Parlement à Schuman qui retrouve son siège parmi les démocrates chrétiens.

Comme parlementaire, et surtout comme spécialistes des finances de l'Etat dans la nouvelle classe politique d'après-guerre, Robert Schuman est nommé à la présidence de la Commission des finances (il en avait déjà été un membre apprécié dans le gouvernement Raynaud avant guerre). La résistance du vieux député lorrain aux pressions inflationnistes va particulièrement impressionner Pierre Mendès-France. Ayant fait ses preuves face à ses détracteurs, le député rejoint le MRP, et c'est comme tête de liste MRP de Moselle, qu'il remporte à nouveau 4 sièges sur 7 en juin 1946, lors de la deuxième élection de l'Assemblée constituante. Premier parti de France, le MRP dispose de ministère au gouvernement que Georges Bidault est chargé de former : le nom de Schuman est conseillé par Pierre Mendès-France aux finances.

Dès lors, Robert Schuman sera jusqu’en 1956 en responsabilité gouvernementale : d’abord comme ministre des Finances (janv. à nov. 1947), puis Président du Conseil (nov. 1947 à juil. 1948), ministre des Affaires étrangères (juil. 1948 à déc. 1952) et enfin ministre de la Justice (fév. à déc. 1955).

A partir de 1956, ce seront les responsabilités européennes qui l’attendront, dont la Présidence de l’Assemblée parlementaire européenne de Strasbourg de 1958 à 1960.

par B.P.


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En 2013, le 50e anniversaire du 'dies natalis' de Robert Schuman,  offre à l'Institut Saint-Benoît l'opportunité exceptionnelle d'organiser,  avec le soutien de l'évêque de Metz, au cours de l'Année Robert Schuman, de septembre 2012 à septembre 2013,

 Trois journées, du vendredi 6 au dimanche 8 septembre 2013.

 

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